lundi 28 juillet 2014

Dans la peau d'une paresseuse

Bon, je suis peut-être mal placée pour parler de moi comme étant une personne paresseuse. Récemment, je me suis dit que je pourrais me faire un magnifique schéma ou du moins un journal de travail qui énonce combien de temps je peux passer en moyenne pour l'écriture d'un roman. En fait, après quelques jours (depuis que j'ai commencé la partie 4 de 7PB), je me rends compte que je suis vraiment paresseuse. Je pourrais écrire bien plus rapidement si je ne perdais pas mon temps avec les jeux vidéos ou bien imgur. J'aurais plus de temps pour le faire aussi si je prenais l'autobus pour me rendre au travail, plutôt que de marcher 40 minutes à l'allée et au retour. Si je me faisais un plan, je ne chercherais pas mes idées, aussi.

Si, si, si...

Le fait est que j'ai besoin de ces instants de "paresse". Cet été, je suis au travail ou j'écris. Quand je suis chanceuse, je vois des amis. J'ai mes traditionnelles parties de Donjons et Dragons les mardis soirs, à presque toutes les semaines. Mettez ça en loop et ça vous résume ma vie. Dans cette routine-là, ça me fait du bien d'ouvrir mon Super Nintendo et de passer Aladdin pour la 6542e fois (j'exagère à peine), ou bien de regarder un épisode de Buffy, Legend of Korra, Scrubs, Attack on titan ou n'importe quelle autre série à laquelle je peux penser. Même s'il s'agit de passer Assassin's creed : Brotherhood pour la 7e fois et de le jouer en italien pour me pratiquer, ça me permet de décompresser. Parce qu'à un moment, je me fatigue des horreurs que je fais vivre à mes personnages. Je me fatigue des monstres et j'ai besoin de décrocher pour éviter que Jena m'entraîne avec elle dans sa descente aux Enfers.
Il m'arrive même d'écrire d'autres trucs pour me permettre de décompresser. Notamment mon histoire médiévale s'adressant à un publique adolescent. En opposition à Traqueurs Inc. 3, ce projet-là avait tellement de couleurs. Mais je veux l'utiliser pour un de mes cours à l'université, donc je dois le mettre de côté.
Je pourrais lire aussi. J'ai une pile de livres d'auteurs québécois d'AdA à lire. Quelques mois pour les ouvrir avant que les salons reprennent. Je risque de me faire taper sur les doigts par mes collègues, car je crois bien ne pas avoir lu une ligne depuis que ma session d'été est terminée. Faut dire que j'ai peur de me laisser influencer par la plume de quelqu'un d'autre. Si je ne touche pas à un livre tant que je n'ai pas terminé 7PB, ça peut me prendre du temps.

Les Sept Péchés de la Bête est un projet qui me gruge beaucoup de temps et d'énergie. Honnêtement, je ne me souviens pas la dernière fois que je me suis sentie reposée en me levant le matin - et je dors généralement un nombre d'heures similaire d'une nuit à l'autre. D'un autre côté, il faut considéré que depuis décembre 2013 j'ai écrit l'équivalent des trois tomes de Traqueurs Inc. (en 7 mois), j'ai été à l'université, travaillé chaque fin de semaine (et écrit un peu durant mes quarts de travail, avant que je me fasse une raison et que je regarde Frozen chaque samedi matin au travail), décidé d'habiter en permanence à Québec pour un emploi - que j'ai perdu -, pour finalement trouver un autre emploi dans un domaine dans lequel je suis plus ou moins à l'aise (même après près de deux mois, je suis plus intéressée par le cellulaire d'une cliente que par ce qu'elle porte). Je n'ai pas de problème avec ma nouvelle série, mais je sais qu'il s'agit de l'un des plus gros projets que j'ai commencé depuis que j'écris. Je me doute que le retravail va être aussi long que l'écriture, car je veux être certaine que rien n'est laissé au hasard, que les indices sont présents sans trop être évidents et que ce soit un projet qui vous plaise. C'est assez difficile, car je dois rendre une tueuse attachante - c'est pourquoi je commence au tout début de l'histoire de Jena, d'ailleurs - et je sais que certaines scènes seront difficiles, que je suis une personne horrible de les avoir pensées (et d'en rire, je dois l'avouer). J'ai hâte de coucher le point final des Sept Péchés de la Bête, parce que cela risque d'être à la fois le point final de Traqueurs Inc.

Malgré tout, au lieu de travailler, j'ai regardé mon amoureux jouer à Payday 2 avec nos colocs, j'ai perdu mon temps sur le net, essayé de me convaincre que j'avais des talents pour dessiner des bestioles affreuses (nope) et écrit cet article sur le blogue.

Je vais m'encourager et me dire que la partie 4 compte déjà 10 pages! Et que si j'écrivais 10 à 15 pages par semaine je devrais l'avoir terminé dans 10 à 15 semaines. Faudra juste que je trouve le péché de cette partie-là. La paresse, qui sait?

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